La Blessure d’injustice

C’est l’une des blessures émotionnelles analysées par les psychiatres Pierrakos et Reich et dont les travaux ont été repris par Lise Bourbeau.

Apparaissant généralement pendant la petite enfance, cette blessure peut affecter profondément la personnalité.
Face à un parent ou à d’autres adultes trop autoritaires et distants, le personne blessée finit par se couper de ses ressentis. Une fois adulte, elle cherche à devenir irréprochable pour se sentir enfin digne de reconnaissance. Ce faisant, elle s’interdit progressivement de communiquer ses pensées, ses émotions et ses envies.

Peu à peu, elle s’éloigne d’elle-même et rompt avec son monde intérieur pourtant riche et foisonnant, alors qu’il a besoin d’être partagé.

Ce qui est important de comprendre, c’est qu’en tant que parent, nous allons parfois inconsciemment contribuer à éveiller la même blessure chez nos enfants. Et ils deviennent ainsi, le miroir de notre propre blessure.
L´Âme de l’enfant choisi ses parents pour lui permettre d’expérimenter de la manière la plus riche, afin d’évoluer sur le chemin de l’éveil.

La plupart des gens l’ignorent, mais chaque être humain porte en lui plusieurs blessures de l’âme. Selon Lise Bourbeau, elles sont au nombre de 5 : le rejet, l’abandon, l’injustice, la trahison et l’humiliation. Elles s’expliquent principalement par des expériences de vie dans la petite enfance. Et peuvent également relever de mémoires transgénérationnelles.

COMMENT LES GUÉRIR ?

En les identifiant, ainsi que les masques que nous portons et qui y sont associés. En les acceptant et en nous laissant le temps de tomber ces masques petit à petit.


Avec l’injustice, j’ai longtemps porté le masque du rigide et de l’insensible. Il s’agissait de devenir rigide dans mon corps et dans mon cœur pour ne plus souffrir.

J’ai pris aussi le masque de la perfectionniste, exigeante avec elle-même et les autres, dans l’illusion de créer un monde parfait que je pouvais contrôler.

Il en faut du temps pour accepter de se regarder en face, d’observer son comportement, de m’admettez et d’en ressentir les conséquences sur soi et les autres.

Ma fille Madeleine, que je remercie de tout mon cœur est là pour me rappeler cette blessure en moi, et me rappeler que je ne peux pas tout contrôler , même la protection que je voudrais lui donner face à ses propres blessures. Je choisie de devenir mon guide pour me permettre d’être un meilleur guide pour elle.
Grâce à cette blessure, j’ai compris que je m’étais construite sans m’autoriser à exprimer en toute franchise et en toute confiance mes pensées, mes ressentis, mes émotions et mes besoins.

Aujourd’hui, j’ai choisi de m’en libérer un peu plus chaque jour et voilà ce que je peux partager avec vous de ma guérison :
– j’accueille mes émotions, mes phases et mes pensées les plus sombres
– j’observe quand ma gorge est nouée et ma voix cassée, pour sentir ce que je n’exprime pas . Le chant et le travail sur la voix me permettent de m’exprimer avec plus de sincérité et d’authenticité
– j’apprends à m’aimer inconditionnellement, en me mettant moins de pression quand je n’arrive pas ou plus à faire certaines choses, quand je fais ou pense mal faire, quand je blesse quelqu’un parce que j’ai choisie d’exprimer mon besoin, quand je fais des erreurs …..
– je diminue les plaintes et je le reconnecte à la joie pure, la gratitude et l’émerveillement
– je renoue progressivement avec mon être intérieur et ma mission de vie – j’accueille ma grande sensibilité
– j’OSE EXPRIMER QUI JE SUiS 🌈

Je partage avec amour,
AHO

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